4e Rencontres Circaète Jean-le-Blanc

8 et 9 octobre 2016

Après Langeac (2004), Nadaillac (2008), et Florac (2012), c’est dans le fief cathare de Roquefixade en Ariège que se sont déroulées les 4èmes rencontres Circaète, les 8 et 9 octobre 2016. Une quarantaine de naturalistes, tous impliqués dans le suivi de l’espèce, se sont retrouvés, à l’invitation de Nature Midi-Pyrénées et de la LPO Mission Rapaces, pour évoquer l’objet de leurs études. Plusieurs bénévoles du groupe ornithologique de Nature Midi-Pyrénées étaient présents pour prêter mains fortes aux organisateurs pour la réussite de ces rencontres.

Bilan sur l’espèce

Le programme a permis d’illustrer la diversité des approches privilégiées par les uns et les autres selon leurs moyens et leurs objectifs.

  • Dans les Alpes de Haute-Provence, l’accent est mis sur la protection des sites. Au préalable, c’est un formidable travail d’inventaire qui est entrepris à l’échelle du département. L’animation bénévole d’un réseau de partenaires (PNR Verdon, PNR Lubéron, ONF, associations, etc.) et la mise à jour d’une base de données cartographique permet d’anticiper l’impact des travaux et des activités diverses.
  • Au niveau national, l’ONF rappelle son engagement à protéger les aires connues de circaète dans les forêts gérées et encourage les naturalistes à prendre contact avec les agences.
  • Dans la Haute-Loire, l’inventaire et le suivi de la reproduction ont laissé place à l’étude du comportement et trois exemples sont évoqués : la réoccupation des nids, les rencontres interspécifiques, les vols à festons.
  • En Lozère, la biométrie menée depuis plus de 20 ans sur les poussins au nid permet de corréler la longueur de l’aile à l’âge des poussins ; ces données permettent notamment de montrer l’évolution des dates de pontes, qui ont tendance à être plus tardives…
  • En Ariège, l’inventaire des sites dans le piémont pyrénéen montre une répartition homogène sur le territoire, les couples nichant dans les massifs collinaires et boisés. Dans l’Aude voisine, l’inventaire des couples permet une nouvelle estimation de cette très belle population : 300/350 couples.
  • Dans l’Aveyron, le suivi sur un petit territoire révèle une forte densité avec des agrégats de couples ; et une première analyse des données d’un piège-photo révèle des possibilités d’études non invasives.
  • Autour de Marseille, les pins d’Alep offrent leurs branches dans un paysage très minéral et venté, à proximité d’une grande ville.

Mais la convivialité n’a pas eu à pâtir du sérieux des études menées et ces rencontres furent, comme toujours, l’occasion de nombreux échanges informels.

Les actes de cette rencontre seront disponibles début 2017, pour adoucir un peu frustration de tous les circaétologues qui n’ont pas pu se rendre à Roquefixade.

Bilan rédigé par Renaud Nadal de la mission rapaces LPO Nationale co-organisateur de ce WE

Retrouvez les Actes de la 4e rencontre.