Bergeronnette grise

Motacilla alba

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Bergeronnette grise
  • Nom commun : Bergeronnette grise
  • Nom latin : Motacilla alba
  • Famille : Motacillidés
  • Période d’activité / d’observation : migratrice partielle, observable toute l’année
  • Statut réglementaire : Protection nationale (article 3 de l’Arrêté du 29 octobre 2009) – IUCN : LC

Descriptif et particularités

La Bergeronnette grise fait partie des espèces que l’on surnommait autrefois les « hochequeues ». Avec ses ailes très courtes et sa longue queue qu’elle agite de mouvements verticaux fréquents, sa silhouette est tout à fait remarquable. Son plumage est entièrement constitué de noir, de blanc et de nuances de gris. L’adulte nuptial a la tête noire et blanche, le bec et les yeux sombres, une calotte blanche et une bavette noire. Le manteau, le dos et les scapulaires sont gris cendré uni. Les couvertures et les rémiges tertiaires noirâtres sont ourlées et terminées de blanc, créant ainsi deux barres claires au milieu de l’aile. La queue est noire et bordée extérieurement de blanc. Le ventre, et les sous-caudales sont en revanche entièrement blancs. Chez cette espèce le dimorphisme sexuel est peu marqué. Les seules différences notables sont que chez la femelle le noir paraît plus terne et la limite entre le noir de la tête et le gris du manteau est plus floue, mais cela sera surtout visible par un œil expérimenté. De la mue postnuptiale résulte une tête plus éclaircie. L’étendue du noir se réduit et la gorge blanchit, restant tel quel tout l’hiver jusqu’à la mue suivante. Le juvénile quant à lui a le plumage beaucoup moins contrasté que les adultes et du gris sombre occupe partiellement les zones qui sont entièrement noires chez l’adulte. Il est impossible de confondre cette espèce avec d’autres de la même famille, la Bergeronnette grise étant unique en son genre en termes de coloris.

Habitat et écologie

Son habitat de prédilection est le milieu ouvert au voisinage de l’eau (rivières, étangs, lacs). Toutefois son caractère très anthropophile lui permet de déroger à ces critères. C’est pourquoi on peut facilement la retrouver dans des zones urbaines et péri-urbaines, parfois loin de l’eau, à condition bien entendu que ses exigences d’ouverture soient respectées. Bien qu’elle soit migratrice, cette espèce peut se rencontrer (facilement) dans nos contrées en hiver. La migration printanière débute en février et s’étend jusqu’en avril, suivie par la saison de nidification, qui s’étale d’avril à juillet en fonction de la latitude. La Bergeronnette grise peut mener deux à trois nichées par saison. Le mâle établit en premier son territoire en chantant depuis un perchoir exposé, puis courtise la femelle qu’il aura attirée. Si la femelle choisit de rester, accouplements et ponte surviennent dans les plus brefs délais, au bout de quelques jours de vie commune. Cette dernière peut faire son nid dans une anfractuosité et ce dans des contextes très variés. Encore une fois ses exigences ne sont pas très élevées, elle sait s’accommoder de milieux naturels comme de milieux anthropisés. Le plus fréquemment, elle fera son nid dans un bâtiment, sous un toit, une poutre, dans une fissure, … Il peut parfois être construit dans le nid d’une autre espèce. Les deux partenaires sont à l’œuvre pour la confection du nid, mais la femelle reste majoritaire dans l’ouvrage. Elle y pondra ensuite 5 ou 6 œufs gris-bleu, tachetés de brun. L’incubation dure une quinzaine de jours, assurée de nouveau majoritairement par la femelle. A l’éclosion, les jeunes restent au chaud sous les adultes durant les cinq premiers jours, pour finalement quitter le nid au bout de deux semaines. Chaque adulte prendra sous sa tutelle une partie des jeunes, qui seront encore sous leur dépendance une quinzaine de jours. Toutefois durant cette période la femelle peut entamer une seconde reproduction avant même que la première nichée soit émancipée. Une fois l’hiver revenu et à l’issue de leur migration hivernale, les Bergeronnettes grises se regroupent pour former de grands dortoirs de plusieurs dizaines d’individus dans des cavités tempérées. La Bergeronnette grise est insectivore au sens large et se nourrit de toutes sortes de petits invertébrés, avec une nette préférence pour les diptères. Ses méthodes de chasse varient également. En marchant ou en courant, elle repère à vue les insectes au sol et les prélève. Elle peut faire de même à la surface de l’eau sur la végétation flottante. Elle peut tout aussi bien capturer des insectes en plein vol et sait même en saisir à la surface de l’eau, en vol stationnaire.

Répartition en Midi-Pyrénées

Cette espèce est très bien répandue sur l’ensemble de notre région. C’est une nicheuse essentiellement de plaine, il est donc plus rare de la rencontrer en montagne, même si elle a déjà été enregistrée à 2000 mètres dans les Pyrénées. Dans les zones montagneuses elle se situe surtout dans les zones anthropisées.

Menaces

L’anthropophilie de la Bergeronnette grise est une véritable aubaine pour cette espèce, elle peut ainsi très facilement s’adapter aux activités (anthropiques) humaines sans subir de déclin de population notable (majeur). Ainsi sur la région cette espèce a une population très stable qui ne semble en aucun cas menacée à l’heure actuelle. Seule la diminution de ses ressources alimentaires pourrait éventuellement être problématique.

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