Jacinthe romaine

Bellevalia romana

Nom commun : Jacinthe romaine
Nom latin : Bellevalia romana Reichenb.
Famille : Hyacinthacées
Période d’activité / d’observation : mi-avril à mi-mai
Statut réglementaire : Protégée au niveau national

Descriptif et particularités

Le nom de genre de cette plante a été donné en hommage à Richer de Belleval, botaniste français du XVIème siècle, créateur du jardin botanique de Montpellier en 1593. Cette jolie espèce est très facilement reconnaissable. Les anthères (partie des étamines qui porte le pollen) sont bleu violacé et contrastent fortement avec les fleurs blanches. Ces dernières possèdent à peu près la même forme que celles des vrais jacinthes (genre Hyacinthus). Toutes les feuilles, longues et étroites, vert glauque, sont concentrées à la base de la tige, formant une rosette. Elles sont plus longues que la tige, qui mesure 20 à 40 cm.

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Jacinthe de Rome
(Bellavia romana)
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Habitat et écologie

Elle se rencontre dans différents types d’habitats humides et ouverts (prairies humides, pelouses littorales et dépressions arrière-dunaires, bords des ruisseaux) du pourtour méditerranéen. On l’observe parfois dans des prairies plus mésophiles (c’est-à-dire plus sèches) ou en sous-bois clair.

Répartition en Midi-Pyrénées

Présente également dans quelques départements méditerranéens, c’est en Midi-Pyrénées qu’elle possède les plus importantes populations. Quelques stations ont été découvertes dans le Tarn et l’Ariège, mais c’est dans le Gers et surtout en Haute-Garonne que le nombre de stations est notable. L’est toulousain est particulièrement concerné car au moins une vingtaine de stations est connue.

Menaces

Les principales menaces identifiées sont le retournement des prairies pour leur mise en culture, leur drainage, mais également l’urbanisation. Cette plante est très menacée du fait de sa situation, ses stations étant pour la plupart localisées à proximité de secteurs en pleine urbanisation, ou dans de petites prairies relictuelles, esseulées au milieu de grands complexes de culture intensive.

Fiche rédigée par Mathieu Menand