La forêt royale de Sainte-Croix-Volvestre et ses environs

La forêt royale de Sainte-Croix-Volvestre possède la particularité d’héberger, à une altitude étonnamment basse, d’importants peuplements de Sapins pectinés, vestiges d’une période climatique plus froide. Véritable sanctuaire mycologique, cette forêt n’héberge pas moins de 700 espèces de champignons ! Ce circuit permet de se fondre dans une ambiance forestière, mais aussi de pouvoir apprécier la faune et la flore des zones plus ouvertes (prairies, cultures et pâturages…) des environs immédiats, avec comme décors de fond…la chaîne pyrénéenne.

Ariège • 6 km • 3h • Facile • Circuit balisé en jaune en partie

Situation : A 4 km au sud de Sainte-Croix-Volvestre

Parking : Dans la forêt royale de Sainte-Croix-Volvestre

Dénivelé : 150m

Accès

De Toulouse, prendre la direction de St-Gaudens par la l’A64/E80. A une soixantaine de km, prendre la sortie 23 en direction de Cazères. Il faut ensuite entrer dans Cazères et prendre la D6 en direction du village « Le Plan ». Continuer sur la D35 jusqu’à Sainte-Croix-Volvestre. Dans Sainte Croix tourner à droite au carrefour, puis à gauche en passant sur la rivière « le Volp ». Suivre la D235 en direction de Lasserre sur 2 km environ, puis tourner à droite sur une petite route forestière en direction de la forêt vers le hameau « Maharage ». A 1 km environ vous trouverez un parking signalé par un panneau explicatif de l’Office National des Forêts.

Parcours

Une fois garé, le parcours commence sur cette petite route en direction du hameau « Maharage ». Arrivé au hameau, le traverser pour continuer sur un chemin balisé en jaune, à 1 km environ prendre à droite (1) vers le hameau « Saurine ». Traverser ce hameau, puis la départementale (D35) pour arriver à un autre hameau « Rieucla ». En sortant de ce hameau par la route, prendre au prochain virage, un chemin (2) toujours balisé qui nous amène à une autre petite route (3). Il faut ensuite entrer dans village de Labidaouse, pour en sortir par un sentier balisé qui rejoint, 1 km plus loin, la D35 (4). Prendre la route sur la droite en abandonnant le sentier balisé en jaune, sur à peu près 200m, jusqu’à un garage situé sur la gauche de la route. Prendre à gauche aussitôt le garage, en longeant celui–ci jusqu’à un départ de chemin (5) qui pénètre dans la forêt royale. A une trentaine de mètres, prendre un sentier qui part sur la droite et qui descend au cœur de la forêt. Ce sentier nous conduit directement au parking.

Conseil - Lors du passage en forêt ne cueillez pas de champignons, cette réserve mycologique est unique et protégée.

Ce qu’on peut observer…

  • (A) – Cette portion de route permet d’observer les diverses espèces d’arbres qui composent cette forêt. Les résineux sont ici omniprésents, parmi ceux-ci ; Le Sapin pectiné, véritable relique de l’ère glaciaire se reconnaît à son écorce blanchâtre, le Sapin de Douglas avec ses cônes aux bractées tridentées, l’épicéa avec ses longs cônes pendants et le Pin sylvestre à l’écorce rougeâtre. Les autres espèces dominantes da cette forêt sont le châtaignier, le hêtre et le Chêne rouvre.
  • Les oiseaux forestier sont ici les rois, mais dans bien des cas, les voir est très difficile, il faut alors aiguiser ses sens auditifs. Ainsi la rencontre avec le Pic noir (W) est fréquent, mais malgré sa forte taille, il pourrait passer inaperçu s’il n’était pas si bavard. Son cris roulé « kru kru kru », qu’il émet uniquement au vol s’entend de loin, le second est un cri de contact, traînant, plaintif, et remarquablement sonore, qui porte très loin.
  • D’autres espèces l’accompagnent, comme le Pinson des arbres (W) dont les phrases descendantes terminées par une note montante se mélangent au chant de la Mésange noire (W), reconnaissable aux strophes répétées sur deux tons. Bien d’autres espèces sont présentes comme le Pic épeiche (W), le Bouvreuil pivoine (W), la Grive musicienne (W) ou le Grimpereau des jardins (W).
  • (B) – Après le hameau « Maharage », vous traverserez encore quelques parties boisées pour ensuite rejoindre un milieu plus ouvert constitué de prairies, pâturages et de quelques cultures. Le contraste entre le milieu fermé (forêt) et ouvert (prairies et coteaux), permet de bien percevoir la disparité des espèces. Les oiseaux sont radicalement différents, au contraire des oiseaux forestiers, vous pourrez les observer sans trop de problème. Parmi ceux-ci ; l’Alouette lulu (W), le Bruant zizi (W), le Pipit des arbres (*) ou encore la furtive Fauvette grisette(*). En février/mars, il est fréquent d’observer dans les ornières et les quelques mares présentent sur le parcours, des pontes de grenouilles rousses qui forment des amas globuleux (*).
  • © – Le milieu est similaire au précédent et donc le cortège des passereaux sera à peu près le même, avec en plus une vue imprenable sur les Pyrénées avec, à l’extrême ouest, le pic de Montaigu reconnaissable à son sommet bien pointu.
  • Cette partie du parcours sera aussi idéal pour piqueniquer, mais aussi pour observer les rapaces. Les vastes prairies et les quelques parcelles de cultures sont des secteurs idéals pour la chasse de nombreuses espèces. La Buse variable (W) avec ses ailes relevées lorsqu’elle plane, le Circaète Jean le Blanc (*) et son vol en surplace, prêt à fondre sur le premier reptile venu ou le petit Faucon crécerelle (W), qui fréquente les alentours du petit hameau de Rieucla.
  • Si les parties terreuses du chemin sont mouillées par une pluie récente, les traces de plusieurs mammifères peuvent être observées. Le Blaireau avec ses empreintes de plantigrades, comme une petite patte d’ours avec les cinq doigts parallèles. Les empreintes du chevreuil sont assez petites, rarement plus de quatre cm de long, contrairement au sanglier, reconnaissable à ses deux doigts appelés « gardes » qui viennent marquer le sol en arrière et de chaque côté des « pinces ».
  • (D) – En descendant vers la forêt, deux petites fougères sont présentes sur talus au bord du chemin ; le Polypode avec ses feuilles non divisées légèrement découpées, qui pousse ici et là sur la mousse des arbres ou dans les interstices des murets de pierres. Vous trouverez aussi la plus commune des fougères, la capillaire avec ses nombreuses petites folioles arrondies disposées le long du pétiole.
  • (E) – Cette partie reflète l’ambiance des vieilles forêts qui ont traversé le temps. La mousse qui tapisse le sous bois et les troncs d’arbres lui donnent un aspect mystérieux. La Fougère mâle et le Polystic à soies aux feuilles longues et en touffes et le Blechnum en épi qui à la particularité de posséder deux genres de feuilles, une stérile et l’autre portant les spores.

Milieux traversés

Forêt, prairies, cultures et hameaux

Plantes

Sapin pectiné, Pin sylvestre, Epicéa commun, mousses …

Oiseaux

Pics noir et épeiche, Mésanges huppée et noire, Circaète Jean-le-Blanc

Reptiles et amphibiens

Grenouille rousse, Couleuvre verte et jaune

* espèce présente uniquement au printemps/été W espèce présente toute l’année