Le causse de Labruguière et de la Caucalières

Tarn

Le causse offre à l’observateur un paysage plutôt désertique et caillouteux. Pourtant, malgré cette apparence désolée, ces étendues calcaires entretenues principalement par les ovins, sont propices à de nombreuses espèces floristiques et faunistiques caractéristiques des milieux steppiques.

Tarn • 12km • 5h • Moyen à difficile • Circuit non balisé

Situation : Caucalières situé à 5km de Labruguière et à 10km de Castres

Parking : Dans le village de Cuacalières

Dénivelé : 190m à 285m

Accès

Le causse est situé à 8 km à l’est de Castres, principalement sur les communes de Caucalières et de Labruguière. De Toulouse, prendre la sortie 17 de la rocade est direction Castres par la RN 126. Arrivée à Soual, prendre à droite direction Labruguière, puis continuer pendant 5 km environ, puis sur la gauche, une petite route rejoint le village de Caucalières. Tourner dans le village à gauche juste après la rivière « le Thoré » et se garer dans la rue de la Tour qui est ombragée.

Parcours

  • Continuer la rue de la Tour et prendre un sentier qui monte sur le causse, sur la droite juste après un lavoir.
  • Arrivé sur le causse, continuer jusqu’à croiser un chemin, le prendre sur la gauche et le continuer. Passer sous une ligne électrique et suivre le chemin jusqu’à une première croisée de chemins (1).
  • Prendre sur la gauche un chemin caillouteux qui descend jusqu’à une petite route goudronnée, près du lieu-dit « Lascouts ». Suivre cette route sur la gauche jusqu’à un ruisseau et une petite retenue d’eau (2).
  • Juste après le ruisseau, prendre un petit sentier qui part sur la droite (attention ce sentier est très mal entretenu) jusqu’à un merlon de terre en limite du camp militaire (un panneau signale le camp à cet endroit).
  • A partir du merlon, sur la gauche, un petit sentier amorce une montée plutôt difficile sur une centaine de mètres, avant de croiser un autre sentier qu’il faut prendre à gauche et le suivre jusqu’en haut en continuant à monter sur la droite jusqu’à arriver au sommet sur une clairière (3).
  • De l’autre côté de la clairière, prendre un chemin signalé par un rocher au milieu de celui-ci. Le suivre tout droit pendant 1,5km environ entre les pâturages et le camp militaire (une chapelle est visible sur la gauche) jusqu’à une fontaine en sous bois (4). A cet endroit, l’eau est potable et c’est idéal pour pique-niquer.
  • Continuer jusqu’à une maison en ruine et se diriger sur la gauche pour se retrouver devant le lieu-dit « Le Vieux Lardicou » (5).
  • Puis prendre la petite route en direction d’un panneau qui indique « Là bas » sur 4 km jusqu’à la proximité du lieu-dit « La Bernussarié ». Un peu avant ce lieu-dit, prendre un sentier (6) sur la gauche qui revient sur Caucalières.

Conseil - Bien se chausser car la montée près du repère (3) très pentue est difficile, particulièrement par temps humide. En période estivale, il vaut mieux éviter les heures chaudes (entre 11h00 et 16h00), sinon ne pas oublier un chapeau et prendre impérativement de l’eau.

Ce qu’on peut observer…

  • A : De nombreux arbres et arbustes d’affinité méditerranéenne sont présents le long du sentier ; parmi ceux-ci le Nerprun alaterne reconnaissable à ses petites feuilles vertes foncées et légèrement dentelées, le Cerisier mahaleb, qui pousse essentiellement dans les endroits secs et bien exposés, identifiable grâce à ses feuilles pliées dans le sens de la longueur, et l’Érable de Montpellier avec ses petites feuilles à trois lobes. Parmi les herbacées, vous remarquerez l’Asperge sauvage aux feuilles très fines.
  • B : Le causse est le terrain de chasse des rapaces : en vol stationnaire, le Faucon crécerelle W, de petite taille, et le grand Circaète Jean-le-Blanc * au-dessous très blanc, spécialiste des reptiles. Le Milan noir * et la Buse variable W sont les deux rapaces les plus communs sur le causse. On peut les différencier à la forme de leur queue : légèrement échancrée et anguleuse chez le milan, arrondie et étalée chez la buse. De nombreuses orchidées sont présentes pendant la période printanière comme l’Ophrys jaune et l’Ophrys abeille.
  • C : Les buissons bas, notamment le buis, très fréquent sur le causse, sont le domaine de la Fauvette mélanocéphale W, espèce méditerranéenne qui se signale surtout par son cri, un tectec très dur émis en série.
  • D : Le long de la petite route, en mai et juin, on pourra observer l’Aphylante de Montpellier avec ses fleurs bleues et ses feuilles longues et fines, ainsi que l’Asphodèle blanc, grande liliacée aux fleurs blanches veinées de brun.
  • E : Le Lézard ocellé, espèce méditerranéenne qui peut atteindre 80 cm de long est présent dans cette partie du causse. Le Pipit rousseline * et l’Alouette lulu W affectionnent les zones dégagées et les pelouses rases de ce secteur. L’Oedicnème criard *, espèce emblématique des milieux steppiques peut être observé et entendu par son cri sonore et bisyllabique.
  • F : Les buissons et taillis non loin de la route accueillent la Fauvette mélanocéphale * et la Fauvette grisette *. Le Busard St Martin W peut être observé en chasse : le mâle au plumage très clair scrute le sol à quelques mètres de hauteur avec les ailes bien relevées.

Milieux traversés

Causse – bois

Plantes

Aphylante de Montpellier- Cerisier mahaleb – Erable de Montpellier – Asphodèle blanc – Nerprun alaterne - nombreuses orchidées

Oiseaux

Circaète Jean-le-Blanc – Milan noir – Pipit rousseline - Alouette lulu - Fauvette mélanocéphale – Oedicnème criard

Reptiles et amphibiens

Lézard ocellé

A voir : Point de vue sur la montagne noire et le pic de Nore

* espèce présente uniquement au printemps/été W espèce présente toute l’année