Molosse de Cestoni

Tadarida teniotis

Nom commun : Molosse de Cestoni
Nom latin : Tadarida teniotis (Rafinesque, 1814))
Famille : Molossidés – ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : espèce nocturne, active toute l’année, même en hiver à des températures proches de 0°C.
Statut réglementaire : espèce protégée au niveau national, en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge France, en Annexe 4 de la Directive Habitat, et déterminante avec critères pour les ZNIEFF en Midi-Pyrénées.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Faisant partie des plus grandes chauves-souris d’Europe, le Molosse de Cestoni pèse entre 20 et 30 g, pour une envergure d’environ 40 cm. Son pelage est gris-taupe sur le dos, légèrement plus clair sur le ventre. Tête et museau de cette espèce sont massifs, faisant penser à un dogue. Ses oreilles sont très grandes et arrondies, se touchant à leur base, et surplombant le museau. Il présente également de grands yeux, ainsi qu’une longue queue (jusqu’à 6 cm), dépassant l’uropatagium. Enfin, ses pieds sont dotés de longs poils tactiles.

Il a la particularité de pouvoir être observé toute l’année, même en plein hiver, lorsque la température approche 0°C !

Habitat et écologie

Habitué des régions de montagnes, le Molosse de Cestoni recherche les fentes étroites des hautes parois, des falaises, des carrières, mais également les fentes sous les toits des immeubles, ou les corniches des ponts. En été, les mâles vivent séparément, mais rejoignent les femelles en hiver. Lors de la période de reproduction, à partir de fin juin, de grandes colonies peuvent se former, pouvant dépasser 100 individus. La mise-bas peut s’étendre jusqu’en août, et les jeunes seront sevrés après 6-7 semaines. Son terrain de chasse s’étend dans un rayon de 20 km autour de son gîte, et peut atteindre 100 km en été ! Ses émissions ultrasonores de très basse fréquence lui permettent de chasser des Lépidoptères nocturnes, sans se faire repérer de ces derniers. Il se nourrit également de Coléoptères et Névroptères.

Répartition en Midi-Pyrénées

Dans notre région, il n’a été contacté que dans le massif pyrénéen et son piémont (jusqu’à près de 3 000 m d’altitude au Vignemale), ainsi que dans des vallées karstiques encaissées dans le sud-est de l’Aveyron, et dans l’extrême est du Lot.

Menaces

Parmi les principales menaces pesant sur cette espèce, on retrouve la pratique de l’escalade, la fermeture des fronts de carrière (avec envahissement par la végétation), ou bien encore le colmatage des joints de dilatation des ponts.

Fiche rédigée par par Julien Albert et Benjamin Piccinini - Septembre 2017

Cartographie