Prairies de plaine

  1. Présentation du milieu
  2. Accès aux fiches espèces des prairies de plaine

Présentation du milieu

La prairie est un milieu qui est destiné à être exploité, par fauche et/ou par pâturage. Lorsqu’elle n’est ni fertilisée, ni traitée, ni semée, on dit que la prairie est « semi-naturelle » (en opposition à une prairie artificielle).

Les prairies sont donc des milieux agricoles car elles sont utilisées pour nourrir les animaux (en direct par pâturage ou grâce au foin récupéré par fauche). Les agriculteurs contribuent à maintenir ces parcelles ouvertes, et dans le cas d’une prairie semi-naturelle, concourent à favoriser la biodiversité. Une prairie à l’abandon serait petit à petit investie par les espèces ligneuses et deviendrait à terme une forêt (de nature diverse en fonction de la localisation de ladite prairie), qui est le climax (stade ultime de la végétation) sous nos latitudes.

Quel que ce soit leur mode d’exploitation, les prairies sont uniquement composées de plantes herbacées, avec une grande dominance d’espèces vivaces, notamment des graminées (dactyle, fétuques, pâturins, bromes, flouve, houlques, crételle, etc.). La densité importante de la végétation ne permet pas aux plantes annuelles de subsister, hormis dans certains cas particuliers (plages nues dues à un pâturage trop intensif, zones plus souvent dégradées comme les entrées de prairies…). Les prairies surpâturées ou fauchées trop souvent (3 fois par an par exemple) s’appauvrissent car la plupart des espèces n’ont pas le temps de satisfaire la totalité de leur cycle biologique ; cela favorise donc les espèces pionnières à cycle court et compétitrices.

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Prairie de fauche
(photo : M. Menand)
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Prairie de fauche
(photo : M. Menand)

En fonction de leur localisation et de leur utilisation, ces prairies peuvent être plus ou moins riches en nutriments (azote, phosphore, potassium…). On parle d’oligotrophie lorsqu’elles sont pauvres et d’eutrophie lorsque le milieu est saturé (la mésotrophie désigne alors les niveaux intermédiaires). Les prairies eutrophes sont généralement plus pauvres en espèces, la surabondance d’éléments nutritifs dans le sol favorisant l’installation des plantes les plus compétitrices.

Ces habitats peuvent également être plus ou moins humides. Sur les plateaux, les parties hautes des collines ou dans des plaines drainées, les prairies sont dites mésophiles. Elles deviennent hygrophiles lorsqu’elles sont inondées, au moins une partie de l’année. Certaines d’entre elles sont qualifiées de mésohygrophiles car elles sont inondables pendant une période assez courte (et peuvent même devenir très sèches l’été).

Le caractère humide d’une prairie peut être observé en contexte alluvial (dans la zone de débordement d’un cours d’eau) et/ou grâce à la présence d’une nappe aquifère affleurant à certaines périodes. Ces prairies humides sont d’un grand intérêt biologique, mais présentent surtout une importance capitale sur le bon fonctionnement hydrologique d’un bassin versant (expansion des crues, soutien d’étiage en période estivale, épuration naturelle de l’eau…).

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Prairie mésohygrophile pâturée et fauchée
(photo : M. Menand)
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Prairie mésohygrophile à fritillaire pintade
(photo : M. Menand)

C’est notamment la combinaison de ces 2 paramètres (niveau trophique, inondabilité) qui fait que de nombreux types de prairies existent, offrant ainsi des cortèges floristiques spécifiques et variés.

Ces milieux sont présents partout dans la région, excepté en haute montagne pyrénéenne et quelques secteurs de l’Aubrac, où les cortèges sont différents (flores subalpine et montagnarde).

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Prairie semi-naturelle oligotrophe sur une ancienne parcelle de vigne
(photo : M. Menand)
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Prairie eutrophe piétinée et très entretenue
(photo : M. Menand)
Texte rédigé par Mathieu Menand
Dernière mise à jour : 06/11/2015

Accès aux fiches espèces des prairies de plaine

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Achillée millefeuille
Achillea millefolium
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Bugle rampante
Ajuga reptans
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Orchis à fleurs lâches
Anacamptis laxiflora
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Orchis bouffon
Anacamptis morio
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Flouve odorante
Anthoxanthum odoratum
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Jacinthe romaine
Bellevalia romana
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Amourette commune
Briza media
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Centaurée jacée
Centaurea jacea
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Colchique d’automne
Colchicum autumnale
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Crételle à crêtes
Cynosurus cristatus
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Dactyle aggloméré
Dactylis glomerata
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Fritillaire pintade
Fritillaria meleagris
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Orchis lacté
Neotinea lactea
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Renoncule âcre
Ranunculus acris
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Rhinanthe à feuilles étroites
Rhinanthus angustifolius
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Oseille sauvage
Rumex acetosa
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Sauge des prés
Salvia pratensis
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Petite Pimprenelle
Sanguisorba minor
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Scabieuse colombaire
Scabiosa columbaria
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Trèfle des prés
Trifolium pratense