Souris grise

Mus musculus (Linnaeus, 1758)

Nom commun : Souris grise
Nom latin : Mus musculus (Linnaeus, 1758)
Famille : Muridés – Ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : essentiellement au crépuscule et durant la nuit.
Statut réglementaire : non protégée
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Longtemps confondues, la Souris grise (Mus musculus) est plus grande que la Souris d’Afrique du Nord (Mus spretus) et possède les membres et la queue plus longs (la longueur de sa queue est égale ou supérieure à la longueur ‘tête + corps’). D’autres caractéristiques morphologiques permettent de les distinguer :

• la couleur de la queue : gris clair chez la Souris grise, et plutôt rose lie-de-vin chez la Souris d’Afrique du Nord ;

• une odeur musquée très caractéristique chez les mâles de la Souris grise, absente chez l’autre espèce.

• moins caractéristique mais s’observe parfois : l’absence d’une touffe de poils blancs derrière les oreilles chez la Souris grise, contrairement à la Souris d’Afrique du Nord ;

Les dimensions corporelles de la Souris grise sont en moyenne de 6,1 à 10,9 cm de longueur du corps et de 6,5 à 9,6 cm de longueur de la queue. Son pelage est gris-brun plus ou moins uniforme, avec parfois le dessous plus clair. Elle pèse entre 14 et 31 g.

Habitat et écologie

La Souris grise est capable d’utiliser une grande variété de biotopes quand elle y trouve refuge et nourriture. Cependant elle est thermiquement exigeante et peut se trouver en compétition avec le Mulot sylvestre, le Campagnol des champs et la Souris d’Afrique du Nord. Elle s’installe alors peu dans le milieu naturel et devient commensale des Humains en vivant dans les bâtiments. En l’absence de ses compétiteurs, elle vit dans les haies et talus avant de s’introduire dans les habitations quand le froid arrive. Elle peut se faufiler dans la moindre ouverture de 2 cm de diamètre et grimpe facilement aux parois non lisses. Elle est présente en altitude, dans les bergeries et à plus de 2 700 m. En milieu naturel, le gîte se trouve dans un terrier creusé sous une pierre ou une souche et est garni d’herbes sèches. Dans les bâtiments, le nid est aménagé dans divers endroits (plancher, mur, grenier, sous des objets) et garni de divers matériaux trouvés sur place et découpés en petits morceaux (papier, textile, bois, plastique…). La surface de son domaine vital varie fortement selon la disponibilité alimentaire et le type d’habitat, allant de 2 m2 à près de 120 m2. La Souris grise est omnivore et ne met pas en réserve sa nourriture du fait de son installation à proximité des ressources. La Souris grise vit au sein de groupes familiaux où mâles et femelles partagent l’espace sans agressivité marquée à l’intérieur du groupe. L’urine semble jouer un rôle de cohésion sociale. En revanche, des comportements agressifs de la part de l’ensemble du groupe sont déclenchés par l’intrusion d’un individu extérieur. Quand les ressources alimentaires sont importantes, les souris peuvent se reproduire toute l’année. Les femelles peuvent avoir entre 5 et 10 portées de 4 à 8 petits, selon la disponibilité des ressources et les conditions thermiques. La gestation dure 21 jours et les jeunes atteignent leur maturité sexuelle vers 6 semaines.

Répartition en Midi-Pyrénées

Présente sur l’ensemble de la France et de la péninsule Ibérique, elle occupe tous les départements de Midi-Pyrénées. Les populations relèvent d’une même sous-espèce Mus musculus domesticus ou Souris domestique, mais deux morphes sont distingués : une forme commensale et une forme sauvage (à ventre clair, uniquement présente sur le pourtour méditerranéen là où le Campagnol des champs est absent). Comme elle n’est pas une espèce emblématique, sa prospection n’est pas systématique. Néanmoins, il est probable que son habitat soit plus dispersé sur le Lévezou, l’Aubrac et les Pyrénées (au vu de l’analyse des pelotes d’Effraie).

Menaces

En dépit des mesures d’élimination dues aux Humains (empoisonnement, piégeage) et de la prédation par les rapaces nocturnes et diurnes, les carnivores et les serpents, l’espèce n’est, à ce jour pas menacée.

Fiche rédigée par Christine Sorsana – mars 2017

Cartographie