Seps strié

  • Nom commun : Seps strié
  • Nom latin : Chalcides striatus
  • Famille : Scincidés
  • Période d’activité / d’observation : de mars à octobre
  • Statut réglementaire : Protégé au niveau national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

Seps Strié (© Claudine Delmas)À première vue, ce saurien peut être pris pour un Orvet fragile (Anguis fragilis), avec son corps long et mince aux écailles lisses et une tête de la même largeur que le cou. Mais, en y regardant de plus près, on peut apercevoir deux petites paires de pattes tridactyles qui ne laissent aucun doute quant à son identification. De petite taille, il ne dépasse que très rarement les 40 cm de longueur. Son corps, avec une robe allant du gris blanchâtre au marron foncé, est strié d’une douzaine de lignes longitudinales sombres et régulières. Elles vont du cou à la queue, sur le dos et les flancs, et sont plus ou moins visibles selon les individus. Son ventre est de couleur uniforme blanchâtre à nacrée et présente plusieurs rangées d’écailles. Les écailles céphaliques sont plus grandes que celles du reste du corps et sont généralement bordées de noir.

Habitat et écologie

Ce petit lézard serpentiforme affectionne les habitats xériques tels que les pelouses et les landes sèches des coteaux rocailleux ou marneux, comportant des cortèges de végétaux méditerranéens. Il est à rechercher dans les milieux herbacés assez denses dans lesquels il se déplace avec une extrême rapidité et agilité. Il semble ainsi nager dans les hautes herbes. Le Seps trié hiverne durant six mois, généralement d’octobre/novembre à mars/avril, et se nourrit d’insectes divers et variés, d’arachnides et de myriapodes. La femelle de cette espèce ovovivipare donne naissance à 5 à 10 jeunes en moyenne, au cours du mois d’août.

Répartition en Midi-Pyrénées

Cette espèce d’Europe occidentale méditerranéenne occupe la Péninsule Ibérique, le sud de la France et le nord-ouest de l’Italie. Les premiers signalements en Midi-Pyrénées datent de la fin du 19ème siècle (environs de Seissan dans le Gers et de Rabastens dans le Tarn). Il n’a ensuite plus été observé pendant près d’un siècle, avant d’être redécouvert ou découvert dans diverses zones (voir ici : http://www.naturemp.org/IMG/pdf/-202.pdf ; http://www.naturemp.org/IMG/pdf/-181.pdf ; http://www.naturemp.org/IMG/pdf/-209.pdf ) Chez nous, il est principalement présent dans le sud de la région, sur divers ensembles de coteaux secs plus ou moins rocailleux (calcaires, marnes…) du nord de l’Ariège (Mirepessin, Plantaurel), du sud et de l’est de la Haute-Garonne (Lauragais, Petites Pyrénées) et du sud-est du Gers (Astarac). Il a également été retrouvé dans le Tarn, en marge des causses du Quercy (environs de Penne). Son extrême discrétion et sa rapidité rendent difficile la prospection de ce lézard particulièrement furtif. Aussi, son aire de répartition régionale est sans doute plus étendue que celle que nous connaissons, et il peut être encore découvert dans de nombreux endroits propices. Toutes les zones de la région présentant une végétation sub-méditerranéenne, avec des espèces telles que la Stéhéline douteuse, la Leuzée conifère, la Lavande aspic, le Genêt scorpion etc., sont en fait susceptibles d’héberger ce curieux reptile.

Menaces

Le Seps strié n’est pas menacé à grande échelle. Cependant, les populations du Sud-Ouest requièrent une attention particulière, étant isolées et déconnectées entre elles.

Rédaction Mélanie Thierry
Dernière mise à jour : 27/04/2014